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Transparence

Méthodologie

Le Baromètre de la Presse mesure la couverture médiatique : qui parle de quoi, quand, avec quels mots. Voici précisément d'où viennent les chiffres affichés sur le site.

1. La collecte des données

Nous agrégeons les flux RSS publics de la presse francophone : quotidiens nationaux, presse régionale, chaînes d'information en continu, presse chrétienne, magazines et agences de presse.

La collecte est automatique et horaire. Chaque cycle récupère les articles publiés dans les dernières 12 à 24 heures.

Nous stockons uniquement les éléments rendus publics par les éditeurs : titre, chapô, date de publication et lien d'origine. Aucun article intégral n'est reproduit — chaque titre renvoie vers le site du média.

Les doublons (même article repris sous plusieurs flux) sont détectés et écartés des comptages.

2. L'analyse éditoriale

Les titres collectés sont regroupés par sujet à l'aide d'une combinaison de méthodes : entités nommées (personnalités, institutions, lieux), pondération de mots-clés (TF-IDF) et modèles d'intelligence artificielle.

Pour chaque sujet, l'analyse compare les formulations retenues par chaque rédaction : vocabulaire, angle mis en avant, ce qui est nommé et ce qui est tu.

Les rubriques (Politique, Économie, International, Présidentielles…) reposent sur des dictionnaires de mots-clés appliqués aux titres et chapôs.

3. Le calcul des statistiques
Tendances / classement des personnalités
Comptage du nombre d'articles dont le titre ou le chapô mentionne une entité, sur 24 heures, 7 jours ou 30 jours. Une mention par article, quelle que soit sa fréquence dans le texte.
Baromètre d'attention
Volume d'articles consacrés à un même sujet à l'instant T, tous médias confondus.
Qui parle de qui
Co-occurrences entre un média et une personnalité : part des titres de cette rédaction qui citent l'entité concernée.
Silences et angles morts
Sujets largement traités par l'ensemble de la presse mais absents des titres d'une rédaction sur la période observée.
Vitesse de propagation
Intervalle entre la première publication détectée sur un sujet et sa reprise par les autres rédactions.
Température du ton
Analyse du registre d'écriture du titre, jamais de la gravité du sujet. Un titre est dit « alarmiste » lorsqu'il recourt à un vocabulaire de dramatisation (crise, chaos, catastrophe, scandale, psychose…). Les sujets graves mais traités factuellement — violences faites aux femmes, féminicides, décès, accidents, guerre, procès — restent classés « factuels » : un seul marqueur de dramatisation ne suffit alors pas à les requalifier.
Présidentielles
Comptage des mentions de chaque parti et de ses présidentiables dans les titres et chapôs de la période.
4. Limites et précautions

Nos indicateurs mesurent la visibilité éditoriale, pas l'audience : un sujet très titré n'est pas nécessairement très lu.

Seuls les contenus diffusés en flux RSS sont pris en compte. Un média qui publie peu via RSS, ou dont le flux est momentanément indisponible, sera sous-représenté sur la période.

L'analyse automatique peut se tromper sur un titre ambigu, ironique ou elliptique. Les comparaisons sont des indices de traitement, pas des verdicts sur l'intention d'une rédaction.

Le Baromètre de la Presse est indépendant : il n'est financé par aucun des médias analysés.