Mobilisation lycéenne et blocages autour de Parcoursup
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Le mouvement de contestation lycéenne s'intensifie avec de nouveaux blocus contre la plate-forme Parcoursup et les conditions d'examen. Le gouvernement tente de rassurer sur le déploiement de professeurs remplaçants alors que les tensions politiques s'exacerbent.
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Une dizaine de personnels ont décidé lundi d’occuper leur établissement pour la soirée, voire la nuit, pour porter «les revendications des élèves» et protester contre les fermetures visant à «casser le mouvement», selon une enseignante.

Invitée de BFMTV-RMC, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a confirmé que les 3.000 professeurs remplaçants, évoqués par Édouard Geffray la semaine dernière, ont "commencé" à être déployés en ce début de semaine dans les lycées.

Ciment de la mobilisation lycéenne, Parcoursup est aussi dans le viseur de nombreux politiques, tous bords politiques, qui souhaitent le supprimer. Lancée en 2018 pour réduire les inégalités, la plate-forme essuie depuis les critiques les plus vives. Depuis quelques jours dans les cortèges lycéens, les pancartes fleurissent et donnent le ton : «Nos rêves ne rentrent pas dans une case Parcoursup», «Notre avenir n’est pas un algorithme», «Le tri sélectif, c’est pour les déchets, pas pour les élèves». Jugée opaque, stressante et inégalitaire, la plate-forme cristallise les critiques. Les syndicats lycéens et étudiants réclament sa suppression. Et ils ne sont pas les seuls : les politiques, de Nicolas Dupont-Aignan à Dominique de Villepin en passant par Bruno Retailleau, demandent son abrogation. Une position partagée par le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui, en meeting à Clermont-Ferrand, a réaffirmé dimanche sa volonté d'en finir avec «l'ignominie» de cet «algorithme» ...

Invité de la matinale Europe 1-CNEWS, ce lundi 12 octobre, Michel Barnier a accusé La France insoumise d’instrumentaliser la violence pour tester ses réseaux et les forces de l’ordre. Le député LR de Paris et ancien Premier ministre appelle à sanctionner rapidement les casseurs, tout en jugeant nécessaire de renouer le dialogue avec les jeunes. Michel Barnier met en garde contre une instrumentalisation de la violence par La France insoumise. Invité de la matinale Europe 1-CNEWS, le député LR de Paris et ancien Premier ministre a estimé que LFI cherchait à créer un climat de tension dans le pays. Selon lui, la question est de savoir si le mouvement social peut repartir sur le terrain du dialogue, ou s’il est détourné par une stratégie politique de confrontation. "Est-ce que c’est le mouvement qui va repartir et cette violence instrumentalisée par l’extrême gauche, par LFI, qui cherche à tester ses propres...