Manifestation du 31 octobre : bras de fer judiciaire et craintes sécuritaires
Titres de presse
Pour cet «acte III» «contre la vie chère», samedi 31 octobre, des intentions d’actions et des projets de cortèges essaiment dans tout le pays. Dans la capitale, le Conseil d’Etat a contredit le tribunal administratif et renvoyé le cortège près du périphérique.

Le Conseil d’État pourrait rendre sa décision dans la nuit. Quelque 70 000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour la nouvelle journée de mobilisation sociale prévue samedi, «un dispositif exceptionnel» reconduit, a annoncé le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, alertant sur une journée «à risque très élevé de troubles à l’ordre public». le

Le procureur de Rouen a ouvert une enquête à la suite de vidéos montrant un policier lançant un projectile qui explose aux pieds d'un enfant et d'une femme en marge des manifestations du 24 octobre à Rouen. Le maire de la ville avait saisi la justice ce lundi.

Les syndicats ont contesté avec succès l’arrêté interdisant le parcours Bastille-Nation pour la manifestation du samedi 31 octobre à Paris.

Après deux samedis de violences, les appels à la mobilisation pour Halloween font craindre de nouveaux débordements.

La préfecture de police de Paris a interdit les deux parcours déposés dans le centre de la capitale par les syndicats et les gilets jaunes, imposant un trajet alternatif, à la limite de Paris, que dénonce l’intersyndicale. « On est dans le découragement organisé de venir manifester », réagit le sénateur PS Rémi Cardon. « Nécessité fait loi », rétorque le sénateur LR, Olivier Paccaud.