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3 octobre 2026
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Flambée des carburants : le casse-tête économique et politique de l'Europe

Sud OuestLCP – Assemblée nationalePublic Sénat
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Le même fait, deux visions : les titres se font face pour laisser apparaître les différences de traitement. 3 titres comparés.
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Sous l'effet des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, le prix du litre d'essence s'enflamme en Europe. Les pays membres hésitent entre la taxation des géants pétroliers et l'assouplissement des contraintes écologiques.

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Prix des carburants : face à la flambée, l’Europe doit-elle taxer les superprofits des géants du pétrole?

Par A.Poussart , le Samedi 3 octobre 2026 à 08:05 Les prix du carburant n’ont jamais été aussi élevés en Europe et continuent de flamber à cause des tensions dans le détroit d’Ormuz. Chaque État membre met en place ses mesures d’aide à la population et à l’économie, mais quelle doit être la stratégie de l’Union européenne pour calmer cette crise ? On en débat cette semaine dans Ici l’Europe , émission diffusée sur France 24, LCP et Public Sénat. Jamais les prix de l’essence n’ont été aussi élevés en Europe. Une envolée difficile à contrôler pour les Européens puisqu’elle est dûe aux tensions au Moyen-Orient et à la guerre en Ukraine. Au 21 septembre dernier, le litre de super 95 se vendait en moyenne en Europe à 2 euros et 9 centimes quand le litre de gazole s’écoulait dans les stations à une moyenne de 2 euros et 23 centimes. Des chiffres qui cachent néanmoins des disparités entre les 27 Etats membres. En Bulgarie par exemple, le litre d’essence n’atteignait qu’1 euro 66 en moyenne, à la même date. “ Nous avons les droits d’accise sur le carburant les plus bas d’Europe ”, explique Radan Kanev, eurodéputé bulgare, membre du groupe PPE (Parti populaire européen) au Parlement européen, interrogé dans l’émission Ici l’Europe, diffusée sur France 24, LCP et Public Sénat. “ Mais cela veut dire aussi que les marges d’action du gouvernement bulgare pour baisser les prix en diminuant les taxes sont très limitées ”, explique-t-il, alors que plusieurs pays européens comme l’Espagne, l’Allemagne, tentent d’atténuer la flambée du prix à la pompe, en baissant les taxes sur le carburant, même si cela coûte des milliards d’euros à leurs finances publiques. La France, dont les marges de manœuvre sont limitées par son endettement, privilégie des aides ciblées pour les travailleurs modestes et les secteurs économiques les plus dépendants des carburants. Un choix qui vise à concentrer le soutien sur les ménages et les professionnels les plus exposés à la hausse des prix, tout en limitant le coût pour les finances publiques d’une baisse générale des taxes à la pompe. Assouplir les contraintes environnementales des distributeurs de pétrole ? Pour financer ces politiques d’aides, la gauche du Parlement européen mais aussi six États membres (l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Autriche et les Pays-Bas) plaident pour inscrire à l’ordre du jour européen une taxe sur les superprofits des groupes pétroliers. Une idée pas forcément magique pour l’eurodéputé italien élu en France Sandro Gozi, membre du groupe centriste Renew, qui préfère faire confiance à ces géants pétroliers pour plafonner eux-mêmes le prix du litre d’essence : “ En France et en Italie, le plafonnement des prix obtenu auprès de Total Energies (1,99 euro le litre de super 95) et du groupe ENI, est déjà très important. Cela pousse les autres acteurs du marché à aller dans la même direction. Ce qui est intéressant c’est le résultat final pour les citoyens et les secteurs les plus exposés. ” La Commission européenne, qui laisse encore chaque État-membre apporter sa propre réponse énergétique, semble se diriger au contraire vers un assouplissement des contraintes des groupes pétroliers, notamment environnementales, pour sécuriser l’approvisionnement sur le marché. À la demande de la France notamment, Bruxelles étudie un report des obligations de surveillance des émissions de méthane de ces entreprises de distribution de pétrole, alors même que le méthane est un gaz à effet de serre très dangereux. “ Il faut reporter certaines mesures qui sont trop contraignantes et trop difficiles à mettre en place maintenant et notamment le règlement sur le méthane ”, approuve Sandro Gozi. “ Néanmoins, nous devons poursuivre les choix qui nous permettent d’être à moyen terme moins dépendants de l’énergie carbonée et de réussir la transition vers les renouvelables et le nucléaire, comme le système ETS ”, un système d’échange de droits à émettre du CO2 pour les entreprises qui prévoit une hausse du prix de la tonne de CO2 pour inciter à la transition énergétique. L’hiver s’annonce difficile pour les Européens L’extension de ce système au transport routier et au chauffage des bâtiments, baptisée ETS2, devait entrer en vigueur le 1er janvier 2027. Une application qui a été reportée à 2028 par Bruxelles mais les droites européennes, Jordan Bardella en tête, demandent sa suppression car elles estiment qu’elle va provoquer une hausse du prix du litre d’essence. “ Si ce système avait été appliqué le 1er janvier 2027, le litre d’essence aurait pris 15 centimes de plus et cela aurait été une révolution ”, estime Radan Kanev. “ En Bulgarie, nous n’avons pas besoin d’un nouveau signal prix pour acheter des voitures électriques : les ventes ont doublé en un an ! ” L’inquiétude des dirigeants de l’UE face à cette inflation est tournée vers l’hiver. Ils craignent une flambée des prix du chauffage alors que chaque hiver, plus de 50 millions d’Européens n’arrivent déjà pas à se chauffer correctement. “ Si on n’arrive pas à résoudre cette crise énergétique à son origine, c’est-à-dire à travers une action diplomatique dans le détroit d’Ormuz, si la crise continue, alors nous devrons élaborer un plan d’urgence européen comme on l’a fait pendant la crise financière de 2008 ou pendant la crise Covid de 2020 ”, prédit Sandro Gozi. Lire l'article complet sur LCP.fr

Carburants : Comment la Bulgarie réussit à maintenir le litre d’essence à 1,66 euro

Les prix du carburant n’ont jamais été aussi élevés en Europe et continuent de flamber à cause des tensions dans le détroit d’Ormuz. Chaque Etat-membre met en place ses mesures d’aide à la population et à l’économie, mais quelle doit être la stratégie de l’Union européenne pour calmer cette crise ? On en débat cette semaine dans Ici l’Europe, émission diffusée sur France 24, LCP et Public Sénat.