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11 octobre 2026
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Attaque meurtrière des Houthis contre l'aéroport de Riyad

La CroixSud OuestTV5RFI
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Une frappe attribuée aux rebelles yéménites Houthis a causé la mort d'au moins 12 personnes à l'aéroport international de Riyad. Cet événement marque une escalade majeure dans la région et provoque une fermeté accrue de Washington.

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Titres de presse

Arabie saoudite : une nouvelle attaque contre l’aéroport de Ryad

Une attaque imputée aux Houthistes du Yémen a frappé samedi 10 octobre l’aéroport international King Khalid de Riyad, faisant 12 morts et 309 blessés. Retrouvez l’actualité de ce dimanche 11 octobre sur la guerre au Moyen-Orient.

L’aéroport de la capitale saoudienne a été visé par une frappe meurtrière, entraînant la suspension des vols et de vives réactions internationales

"Une grave escalade": douze morts et plus de 300 blessés dans une attaque contre l'aéroport de Ryad, imputée aux Houthis

Par Pascale Veysset avec agences Les Houthis pro-iraniens du Yémen ont renouvelé ce dimanche 11 octobre leur menace de frapper les aéroports et l'espace aérien saoudien, au lendemain d'une attaque contre l'aéroport de Ryad qui a fait 12 morts, la plus meurtrière en dix ans dans le royaume.  Les Houthis pro-iraniens du Yémen ont renouvelé ce dimanche 11 octobre leur menace de frapper les aéroports et l'espace aérien saoudien, au lendemain d'une attaque contre l'aéroport de Ryad qui a fait 12 morts, la plus meurtrière en dix ans dans le royaume.  Quatre Saoudiens et huit étrangers, dont un Américain, figurent parmi les morts, a précisé l'autorité de l'aviation civile dans un communiqué. "Ce qui s'est passé en Arabie saoudite n'est pas acceptable", a réagi le président américain Donald Trump samedi soir, indiquant qu'il allait s'entretenir avec le prince héritier Mohammed ben Salmane , dirigeant de facto du royaume. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière dans le royaume depuis août 2015 quand un attentat suicide du groupe jihadiste Etat islamique (EI) avait fait 15 morts dans une mosquée au QG des forces spéciales à Abha, dans le sud du royaume. "L'attaque qui a visé samedi l'aéroport international King Khalid à Ryad (...) a fait 12 morts, dont quatre ressortissants saoudiens, deux Bangladais, un Américain, un Égyptien, un Argentin, un Syrien, un Palestinien et un Soudanais" , a indiqué dimanche l'autorité sur X. "L'attaque a également fait 309 blessés" , dont certains grièvement, a-t-elle ajouté. Tweet URL "J'ai vu des blessés. Tout le monde courait", a raconté un passager, qui attendait un vol tout près du terminal touché par le missile. La coalition militaire menée par l'Arabie saoudite en soutien au gouvernement internationalement reconnu du Yémen a accusé les combattants pro-iraniens houthis, dénonçant "un crime de guerre" auquel elle répondra "avec fermeté". Les opérations ont été suspendues à l'aéroport et le ministère de l'Education a ordonné que les écoles de Ryad enseignent en distanciel pour une semaine. (Re)Lire Yémen: qui sont les dirigeants des Houthis, maîtres du détroit de Bab el-Mandeb et ennemis de l'Arabie saoudite? La coalition avait également annoncé dans la soirée la chute d'un projectile près de l'aéroport de Dammam, dans l'est du royaume. Cet aéroport est avec celui de Jeddah (ouest) une alternative à l'aéroport de Ryad, fermé depuis samedi. Un autre projectile a été intercepté au sud-est de Ryad. Dans la capitale, les médecins ont été appelés d'urgence à se rendre dans les hôpitaux pour soigner les blessés. Plusieurs ambassades ont recommandé à leur personnel d'éviter l'aéroport pendant une semaine, selon un diplomate occidental. L'attaque "constitue une grave escalade", a affirmé samedi l'émissaire de l'ONU pour le Yémen, Hans Grundberg, en accusant les Houthis. Le secrétaire général de l'ONU a pour sa part exigé l'arrêt immédiat des attaques contre les civils et les infrastructures civiles. "Je suis profondément choqué et je condamne fermement l'attaque meurtrière perpétrée samedi par les Houthis contre l'aéroport international du roi Khalid à Ryad (...) a déclaré Antonio Guterres, dans un communiqué. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a qualifié cette attaque de "dangereuse escalade" et déclaré que le groupe soutenu par l’Iran devait cesser ses frappes contre des cibles civiles. Tweet URL "Une menace pour la paix" Le Premier ministre du Pakistan, Shebaz Sharif, a aussi fermement condamné une attaque "visant des civils et des infrastructures essentielles" et une "menace pour la paix". Son pays est signataire du pacte de défense de la Mecque avec la Turquie et l'Arabie saoudite. Les combattants pro-iraniens du Yémen avaient déjà revendiqué mercredi et jeudi des frappes contre l'aéroport. Trois Saoudiens, dont un pilote, avaient péri jeudi dans ces attaques. Mercredi, un Egyptien, un Algérien et un Soudanais avaient été tués. (Re)Lire Drones, missiles balistiques, brouillage... Pourquoi les Houthis posent autant de problèmes au Yémen et à l'Arabie saoudite L'ampleur et la fréquence des attaques visant Ryad ces derniers jours sont sans précédent depuis 2014 et le début de la guerre au Yémen opposant les Houthis aux forces gouvernementales yéménites, qui avaient reçu le soutien militaire d'une coalition conduite par l'Arabie saoudite à partir de 2015.  Ces frappes surviennent par ailleurs peu avant la tenue en octobre dans le royaume de la grande conférence annuelle sur l'investissement, qui attire des dirigeants étrangers et des figures majeures du monde des affaires. L'Arabie saoudite, premier exportateur de brut mondial, reconnaît relativement rarement que des frappes ont touché des cibles civiles.  Your browser doesn't support HTML5 video. Selon des médias américains, le royaume a demandé plusieurs fois récemment aux Etats-Unis de l'aider à contrer les Houthis qui ont lancé une offensive éclair en septembre au Yémen, où ils ont pris le littoral sur la mer Rouge et renforcé leur emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, déclenchant une contre-offensive des forces yéménites. Interrogé plus tôt samedi par des journalistes à la Maison Blanche pour savoir si Washington allait participer aux frappes contre les combattants pro-iraniens, le président américain a répondu : "C'est possible. Nous allons examiner la question. Nous venons tout juste d'apprendre cette récente attaque (à Ryad), nous prendrons donc une décision. Nous agissons très rapidement." Des sources militaires du camp gouvernemental au Yémen ont indiqué que les forces yéménites avaient progressé face aux Houthis dans la zone du détroit de Bab el-Mandeb, mais sans parvenir à sécuriser cette voie maritime qui a gagné en importance après que Téhéran a imposé des restrictions à la navigation dans celui d'Ormuz de l'autre côté de la péninsule arabique. Selon ces sources et un responsable houthi, les combattants antigouvernementaux tiennent toujours l'île de Mayyoun, au coeur du passage maritime. "Nos forces maintiennent le contrôle de Bab el-Mandeb, de l'île de Mayyoun et des autres zones" du littoral ouest du pays, a déclaré à l'AFP Hizam al-Asad, un membre du bureau politique des Houthis.  Les affirmations des parties belligérantes sont impossibles à vérifier de manière indépendante, la situation évoluant rapidement et l'accès pour les journalistes étant difficile.   

Guerre au Yémen: deuxième journée d’attaques en Arabie saoudite, les Houthis revendiquent plusieurs frappes

Au lendemain de l’attaque contre l’aéroport de Riyad qui a fait 13 morts et 309 blessés, selon un bilan provisoire, la capitale saoudienne a de nouveau été visée, dimanche 11 octobre. Une nouvelle attaque contre l’aéroport King Khalid a fait des blessés et plusieurs explosions ont été entendues dans la ville. Les Houthis ont également revendiqué plusieurs attaques contre les aéroports de Riyad et de Dammam ainsi que contre des installations énergétiques saoudiennes.