Élections de mi-mandat américaines : Trump sous la menace d'un vote-sanction
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À l'approche des midterms aux États-Unis, le Parti républicain affronte des sondages défavorables malgré des dépenses de campagne sans précédent. La presse française examine la fébrilité de Donald Trump et les fractures internes qui menacent son mouvement.
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Les républicains disposent d’un net avantage financier dans une élection qui bat tous les records de dépenses. Mais dans les sondages, ils sont plombés par les politiques et la personnalité du président en exercice.

🇺🇸 À l’approche des élections de mi-mandat de 2026, les divisions au sein du camp MAGA deviennent de plus en plus visibles. Guerre en Iran, coût de la vie, affaire Epstein : plusieurs sujets mettent à l’épreuve l’unité du mouvement réuni autour de Donald Trump. Pourquoi certains soutiens historiques du président américain prennent-ils leurs distances ? MAGA peut-il rester uni malgré ces désaccords ? Et Donald Trump peut-il encore mobiliser sa base pour les midterms ? 🔍 Notre journaliste Eléonore Gogé décrypte les fractures qui traversent le mouvement MAGA et la stratégie de Donald Trump pour tenter de remobiliser son électorat.

Par AFP Par Frankie TAGGART, Aurélia END © 2026 AFP Les républicains "ont une chance" de gagner mardi les élections de mi-mandat, a assuré Donald Trump vendredi avant de partir pour un meeting en Floride. Mais les sondages et la fébrilité du camp républicain contredisent cet optimisme affiché. "Nous avons une chance de bien nous en sortir. Peut-être très bien", a dit le président républicain dans le Bureau ovale, avant de tempérer aussitôt ses propres propos. "Généralement un président, bon ou mauvais, républicain ou démocrate, perd les +midterms+", lors desquelles tous les sièges de la Chambre des représentants et un tiers de ceux du Sénat sont renouvelés, a-t-il déclaré. C'est historiquement vrai. "Il y a tellement d'amour dans ces rassemblements, partout dans le pays", a pourtant affirmé Donald Trump lors de son meeting à Daytona, en Floride, avant d'envoyer une nouvelle salve d'insultes contre les candidats démocrates. Ces mobilisations ont, d'après lui, pour but "d'empêcher des communistes qui détestent l'Amérique de prendre le contrôle du Congrès". Le président américain a réitéré sa promesse de verser 5.000 dollars à chaque citoyen en cas de victoire républicaine lors des élections, malgré les interrogations sur la légalité d'une telle mesure et sur son financement. Le Parti républicain n'aborde pas la dernière ligne droite de campagne avec la plus grande sérénité, comme en témoignent de surprenants revirements concernant le programme de Donald Trump. Le président américain se rendra encore dimanche en Iowa (centre-nord) et au Kansas (centre), des terres conservatrices où les scrutins s'annoncent beaucoup plus difficiles que prévu pour son camp. Jeudi, le Parti républicain avait assuré que les perspectives électorales étaient bonnes dans ces deux États et qu'un déplacement de Donald Trump ne se justifiait donc pas. Le raisonnement avancé était qu'il serait plus efficace pour le dirigeant de 80 ans de multiplier les participations à des rassemblements en ligne. Interrogé ensuite par un journaliste qui lui demandait s'il était fatigué de sillonner le pays pour faire campagne, Donald Trump avait répondu avec une agressivité particulièrement marquée. Trump va "parfaitement bien" "Je me sens parfaitement bien", avait-il lancé, avant de faire des commentaires insultants sur le physique du reporter. "Je soupçonne que Trump n'a pas beaucoup aimé" qu'une discussion s'engage sur sa santé, et "reprogrammer les meetings est la manière la plus rapide d'y mettre fin", explique à l'AFP le spécialiste de communication politique Mike Fahey, qui a travaillé sur de nombreuses campagnes aux États-Unis. "Il y a aussi un vrai argument de campagne. (...) Un message enregistré ne suscite pas la même couverture médiatique locale ou la même excitation qu'avoir Air Force One qui atterrit chez vous", ajoute-t-il. Les démocrates espèrent, lors de ces "midterms", ravir aux républicains le contrôle de la Chambre des représentants, voire aussi du Sénat, les deux composantes du Parlement fédéral américain, le Congrès. Ils tentent également de gagner quelques sièges de gouverneurs. Les premiers signaux pourraient soutenir les espoirs de l'opposition. Pape électeur Vendredi à la mi-journée, un nombre record d'Américains, 47,9 millions, avaient déjà déposé leurs bulletins via des opérations de vote anticipé. La participation se révèle particulièrement forte dans les États disputés, tandis que dans les décomptes, les adhérents du Parti démocrate dépassent en nombre ceux du Parti républicain. Le pape Léon XIV, premier souverain pontife américain de l'Histoire, est aussi devenu le premier à annoncer qu'il avait rempli son devoir civique. Il "a exercé son droit de vote en tant que citoyen des États-Unis chaque fois qu'il en a eu l'occasion" et "conformément à cette pratique bien établie de participation civique, le pape a envoyé son bulletin de vote par courrier à Chicago", selon le Vatican. Avec l'Iowa et le Kansas, Donald Trump choisit de conclure sa campagne dans des États qu'il avait largement remportés en 2024, en pariant cette fois encore sur son pouvoir personnel de mobilisation. La stratégie pourrait se révéler contre-productive. La cote de confiance du milliardaire est au plus bas, parce que les Américains le tiennent responsable du coût élevé de la vie et lui reprochent d'avoir lancé la guerre en Iran.

Comme des millions d'électeurs, le pape Léon XIV a accompli son devoir de citoyen américain ce vendredi 30 octobre en votant par correspondance pour les élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Il s'agit du premier pontife à exercer son droit de vote. Un geste qui a donc une portée politique. Son statut particulier ne l'empêche pas d'effectuer son devoir de citoyen. Comme près de 250 millions d'électeurs aux États-Unis, le pape Léon XIV est appelé à se rendre dans les urnes pour les élections de mi-mandat organisées le 3 novembre. Le pontife américain a déjà accompli sa mission, puisqu'il a voté par correspondance comme de nombreux expatriés, a indiqué le Vatican dans un communiqué partagé ce vendredi 30 octobre. «Le Saint-Père exprime sa conviction quant au droit et au devoir des citoyens de participer aux processus démocratiques», peut-on lire. Il a effectué sa demande de correspondance le 3 octobre. Le communiqué ...