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6 octobre 2026
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Québec : les indépendantistes l'emportent et promettent un référendum

TV5Libération
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Le Parti québécois revient au pouvoir après douze ans d'absence en remportant les élections provinciales. Son chef réaffirme son ambition de faire du Québec un pays souverain par la voie d'un nouveau référendum.

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"Le Québec mérite de devenir un pays": les indépendantistes du Parti québécois remportent les élections provinciales

Par Pascale Veysset avec agences Les indépendantistes du Parti québécois sont de retour au pouvoir, après douze ans d'absence. La formation politique a remporté, lundi 5 octobre, les élections dans la province francophone canadienne du Québec. Celle-ci promet d’organiser un nouveau référendum sur la question de l’indépendance.  Les indépendantistes du Parti québécois sont de retour au pouvoir, après douze ans d'absence. La formation politique a remporté, lundi 5 octobre, les élections dans la province francophone canadienne du Québec. Celle-ci promet d’organiser un nouveau référendum sur la question de l’indépendance.  La province francophone canadienne du Québec "mérite" de devenir un "pays" , a déclaré lundi Paul Saint-Pierre Plamondon, son nouveau dirigeant indépendantiste. Un test pour le message d'unité du Premier ministre canadien, Mark Carney, en plein conflit commercial avec Washington. "La courageuse lutte des francophones en Amérique pour perdurer dans leurs différences culturelles trouvera un sens lorsque ce peuple obtiendra son pays et la reconnaissance qui en découle" , a ajouté Paul Saint-Pierre Plamondon, devant les militants du Parti québécois célébrant, à Montréal, la victoire de la formation aux élections provinciales . "Une question de survie" "On le mérite, on le mérite au même titre que tous les autres peuples qui ont leur pays et leur démocratie" , a ajouté cet avocat de 49 ans, surnommé "PSPP", futur Premier ministre de la province aux 9 millions d'habitants. "C'est une question de survie" , a-t-il insisté. Tweet URL Le Parti québécois, qui n'avait pas dirigé le Québec depuis 2014, a promis d'organiser un nouveau référendum sur l'indépendance, mais a précisé qu'il attendrait la fin du mandat de Donald Trump en janvier 2029 pour que le débat puisse être "serein" . "Un référendum, c'est une opportunité de décider par soi-même. C'est un geste de démocratie. C'est à personne d'autre qu'à nous, comme peuple, de déterminer quel est notre avenir national" , a poursuivi PSPP, dont les partisans entonnaient des slogans et des chants indépendantistes. Gouvernement minoritaire Avec environ 28% des voix, selon des résultats quasi définitifs, il ne disposera toutefois pas de la majorité absolue et a lancé un appel du pied à d'autres formations pour pouvoir mettre en œuvre son programme et cette promesse de référendum. Il sera aux commandes d'un gouvernement minoritaire, explique Le Journal de Québec . (Re)Lire "Moi j'y crois encore": regards croisés au Québec, 30 ans après le "non" au référendum sur la souveraineté S'il a bien lieu, le référendum promis par le Parti québécois serait le troisième organisé au Québec après ceux de 1980 et 1995. Le dernier avait été perdu de peu par le camp du "oui" à l'indépendance. La question de l'indépendance a toujours profondément divisé le Québec entre "souverainistes" voulant se séparer du Canada et "fédéralistes" . Mais l'idée d'un nouveau référendum revient pour la première fois depuis 30 ans au centre du débat politique. Your browser doesn't support HTML5 video. Même si le camp indépendantiste dépasse le seul Parti québécois, la proportion de Québécois prêts à voter "oui" à une séparation du Canada est de seulement 31%, selon un récent sondage. Mais le retour au pouvoir du Parti québécois dans l'une des provinces les plus riches et peuplées du Canada reste tout de même un défi de taille pour Mark Carney, alors qu'aucune issue au conflit commercial avec Washington ne se dessine et qu'il est confronté à d'autres velléités séparatistes dans l'Alberta.  Cette riche province pétrolière de l'ouest du Canada doit voter le 19 octobre pour décider d'organiser ou non un futur référendum d'indépendance. En attendant, d ans un message publié sur son compte X, le Premier ministre canadien a dit avoir "hâte de travailler" avec le nouveau dirigeant du Québec "pour soutenir les entreprises et les travailleurs du Québec touchés par les droits de douane" américains. Tweet URL Autre sujet de discorde à venir avec le gouvernement fédéral, "PSPP" a également promis d' "abolir la monarchie" au Québec, c'est-à-dire de couper les vivres à la représentante de la Couronne britannique dans la province, dont le rôle, notamment celui de promulguer les lois québécoises, est pourtant inscrit dans la Constitution canadienne. Le Canada est membre du Commonwealth et son chef d'État est Charles III. C'est une "mascarade qui coûte de l'argent" , a dénoncé le chef indépendantiste, qui veut utiliser ces fonds pour réduire le nombre de sans-abri. (Re)Lire Pour baisser les droits de douane du Canada, Donald Trump exige de supprimer le français des étiquettes des produits canadiens

Le retour au pouvoir du Parti québécois, qui n’avait pas dirigé la province depuis 2014, n’est pas une bonne nouvelle pour le Premier ministre canadien, alors qu’il est confronté à d’autres velléités séparatistes, notamment dans l’Alberta.