Contestation sociale et jeunesse : réveil militant ou menace pour l'ordre ?
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L'expansion des revendications lycéennes et ouvrières en Europe interroge la capacité de contagion de la colère sociale née en France. Le traitement médiatique oppose l'espoir d'une convergence des luttes aux inquiétudes sur les perturbations urbaines et économiques.
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En ce vendredi de grève de l’autre côté des Alpes, 30 000 à 50 000 personnes, jeunesse, ultragauche et monde ouvrier, ont manifesté dans la capitale piémontaise au son de : « Tout le monde déteste la police. »
A l’appel d’un collectif baptisé « Gen Z regelt », quelque 160 000 personnes se sont inscrites jusqu’à présent en ligne pour manifester dans une trentaine de villes, dont Berlin, Francfort et Cologne. Un mouvement inspiré des manifestations françaises.

Dans l’historique hôtel nîmois, une grève inédite a éclaté à la mi-septembre. Les femmes de chambre employées par ce cinq-étoiles réclament une augmentation de leur salaire, du matériel adapté et surtout, une reconnaissance à la hauteur de leur rôle dans le fonctionnement de ce luxueux palace.

Alors que la France reste la première destination touristique mondiale, les mobilisations de ces dernières semaines ternissent son image à l’étranger. Si certains touristes n’hésitent pas à poser leurs valises à Paris, les hôtels et les restaurants constatent, eux, une baisse de fréquentation. Des scènes de pillages qui ont fait le tour du monde. Les violences urbaines, largement relayées à l’étranger, ternissent l’image de la France. Pourtant, certains touristes ne renoncent pas à leur voyage dans la capitale. «Je me sens en sécurité mais je vois plein de magasins avec des vitrines brisées ou couvertes avec des planches de bois… C’est ce que j’ai remarqué mais ça me parait assez sûr pour l’instant», a assuré Tobias, un étudiant suisse, au micro de CNEWS. «J’ai vu ce qu’il se passait mais de façon assez pacifique, les étudiants revendiquaient leur droit d’étudier et d’avoir des professeurs. Je me suis dit que c’était ...