Ce que les médias mettent en avant, ce qu’ils minimisent et la manière dont ils racontent l’actualité.

Retour à l'accueil
2 octobre 2026
Gratuit

Blocus des lycées : entre colère sociale et fermeté sécuritaire

LibérationLe FigaroL'HumanitéLCP – Assemblée nationaleEurope 1
Partager ce décryptage
Analyse comparative
Comment les différents journaux traitent ce sujet

Titres de presse

Plus d’une semaine après le début de la mobilisation des élèves pour dénoncer leurs conditions d’apprentissage, 400 établissements sont fermés ce vendredi. Le ministre de l’Education Edouard Geffray doit recevoir les associations de parents d’élèves et de lycéens.

EN DIRECT - Blocus des lycées : les entrées de deux établissements parisiens endommagées par le feu, des tensions dans plusieurs villes

Les sapeurs-pompiers de Paris sont intervenus au lycée Léonard de Vinci dans le XVe arrondissement et dans l’entrée d’un lycée professionnel du XIIIe arrondissement, a indiqué la préfecture de police.

La mobilisation lycéenne ne faiblit pas en Seine-Saint-Denis

Hier, trois lycées, une université et un collège se sont retrouvés au lycée Suger (Saint-Denis) pour exprimer un ras-le-bol général des conditions d’études dégradées et une conscience aiguë d’avoir des formations dévalorisées. Ce lycée dionysien est devenu un point de convergence des lycéens et étudiants de la ville. Chahinez et Tana sont élèves de première. Elles…

Lycées bloqués: interdiction de manifester autour des 400 établissements fermés vendredi

Par Raphaël Marchal , le Vendredi 2 octobre 2026 à 08:51 Les préfets ont pris jeudi soir des arrêtés d'interdiction de manifester vendredi aux abords des lycées fermés ce jour-là, en réponse à un mouvement de blocage des établissements émaillé de violences. Le mouvement de contestation devrait toutefois se poursuivre. Pas moins de 400 établissements scolaires auront porte close ce vendredi. Il s'agit des lycées dans lesquels les "conditions d'accueil ne sont plus réunies", soit en raison de dégradations, soit parce que des personnels éducatifs ont été menacés, a annoncé le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, sur France 2, ce jeudi soir. En outre, les rassemblements seront interdits à proximité des établissements fermés. Les préfets ont pris jeudi soir des arrêtés en ce sens. Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a interdit les rassemblements aux abords de treize lycées parisiens fermés vendredi, dont les noms ont été énumérés dans l'arrêté. Dans tous les départements, la même consigne a été donnée, a fait savoir le ministère de l'Intérieur. Le mouvement de blocage des lycéens et des étudiants, qui s'est enflammé jeudi dans plusieurs grandes villes de France, devrait se poursuivre vendredi, le gouvernement espérant l'apaisement après avoir condamné des "violences urbaines". À sept mois de la présidentielle, dans un climat social et politique électrique, cette mobilisation est plus que sensible. 2 000 personnes interpellées Au total, près de 2 000 personnes ont été interpellées jeudi en France, a annoncé le ministère de l'Intérieur, lors de l'acte II de ce mouvement de la jeunesse, qui réclame davantage de moyens pour l’Éducation nationale. 90 % sont des mineurs, a précisé ce vendredi le garde des Sceaux, Gérald Darmanin sur RTL. Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur, a réuni jeudi soir les préfets, directeurs de la police et de la gendarmerie et responsables des services de renseignement. Il a dénoncé "une aggravation de la situation qui n'a plus rien de l'expression légitime de revendications lycéennes mais présente désormais toutes les caractéristiques d'une situation de violences urbaines". Selon les services du Premier ministre, ce serait une "manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l'ultra-gauche". À la suite de ces accusations, le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, a reproché à Matignon de "sombrer dans le complotisme". Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a jugé de son côté que "le mouvement lycéen est pris en otage par des groupuscules ultra-violents". Édouard Geffray a aussi annoncé qu'il recevrait vendredi les organisations syndicales représentatives des personnels, les associations de parents d’élèves, les associations lycéennes et les élus du Conseil national de la vie lycéenne. Son "objectif", a-t-il précisé sur X : "faire de ces échanges des avancées concrètes au service des élèves, des personnels et de l’école". Au total jeudi, "1 027 établissements", sur environ 3 700 lycées en France, "ont été concernés par le mouvement lycéen, dont 222 blocages", selon le ministère de l'Intérieur. Les étudiants ont rejoint le mouvement, avec une trentaine de campus bloqués. Les organisations appellent à une poursuite du mouvement, avant une grande manifestation mardi. (Avec AFP) Lire l'article complet sur LCP.fr

Blocus des lycées : «Ce n’est pas un mouvement lycéen, c’est un laboratoire du chaos», tacle François-Xavier Bellamy

Alors que les violences se poursuivent dans plusieurs lycées, François-Xavier Bellamy était l’invité de "La Grande interview" sur Europe 1 et CNEWS ce vendredi. Le député européen dénonce une mobilisation qu’il juge "artificielle" et accuse La France insoumise d’organiser "la répétition générale du chaos". 400 lycées fermés par les autorités, de nombreux cours en distanciel : après les violences de jeudi, le mouvement lycéen se poursuit vendredi sous haute tension, alors que le ministre de l’Éducation doit rencontrer syndicats et associations lycéennes. Mais pour François-Xavier Bellamy, invité de La Grande interview sur Europe 1 et CNEWS ce vendredi, "ce n’est pas une mobilisation lycéenne". "La répétition générale du chaos" "La vérité, c’est que la note du renseignement qui a été publiée hier montre que tout cela a été déclenché d’une manière extrêmement rapide, parfaitement artificielle. C’est la raison pour laquelle on constate tous la pauvreté des revendications supposées", insiste le...