Retour à l'accueil
19 août 2026
Abonnement

Séoul et Washington réduisent leurs manœuvres sous pression de Trump

France 24TV5
Partager ce décryptage
Les titres en perspective
Le même fait, deux visions : les titres se font face pour laisser apparaître les différences de traitement. 2 titres comparés.
Analyse comparative
Comment les différents journaux traitent ce sujet

Aperçu gratuit

Les exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud ont été écourtés suite aux critiques de Donald Trump. Un choix diplomatique qui ébranle les alliances traditionnelles en Asie.

La suite est réservée aux abonnés

Abonnez-vous pour débloquer toutes les analyses comparatives, les archives et la recherche par mots-clés.

Voir les offres d'abonnement

Titres de presse

Les exercices militaires entre la Corée du Sud et les États-Unis écourtés d'une semaine

Un revers pour la Corée du Sud, alliée historique des États-Unis. Les exercices militaires conjoints entre Séoul et Washington, censés prendre fin le 27 août, se termineront vendredi. En cause : les critiques de Donald Trump, pour qui ces exercices annuels adressaient "un signal totalement inapproprié et hostile" à la Corée du Nord.

Séoul et Washington écourtent leurs exercices militaires après les critiques de Trump

Par AFP © 2026 AFP Les exercices militaires conjoints lancés lundi par Séoul et Washington ont été écourtés mercredi de six jours après que Donald Trump les a vivement critiqués, le Pentagone assurant toutefois préserver les "objectifs" militaires américains. Dimanche, Donald Trump avait pris son proche allié sud-coréen de court en estimant que ces exercices annuels adressaient "un signal totalement inapproprié et hostile" à la Corée du Nord. Invoquant sa "très bonne relation" avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, il avait annoncé une réduction "considérable" de la participation des Etats-Unis à ces manœuvres annuelles destinées à simuler des combats contre des troupes de Pyongyang. Les résultats ne se sont pas fait attendre et l'armée sud-coréenne a annoncé mercredi que ces manœuvres, qui devaient initialement durer jusqu'au 27 août, prendraient finalement fin dès vendredi. Ce changement de pied constitue un revers de taille pour Séoul, allié historique des Etats-Unis. Un responsable militaire sud-coréen a reconnu auprès de l'AFP que cette décision était "inhabituelle". Dans un communiqué, l'état-major interarmées sud-coréen a indiqué "ajuster la durée de l'exercice UFS" à la suite d'une "suggestion de la partie américaine". "Condition préalable" Le Pentagone a toutefois assuré mercredi que ces ajustements "préservent les objectifs essentiels en matière de préparation et d'entraînement". "Il n'y aura aucune réduction des objectifs d'entraînement américains", a assuré le commandement militaire américain. Les Etats-Unis entretiennent un contingent de 28.500 militaires en Corée du Sud, un de leurs principaux déploiements en Asie. Une certaine partie d'entre eux devait être mobilisée aux côtés de 18.000 militaires sud-coréens pour ces exercices nommés Ulchi Freedom Shield (UFS). Les manœuvres de cette année sont placées sous le signe de l'expérience acquise par l'armée nord-coréenne en matière de techniques de guerre moderne aux côtés de la Russie sur le front ukrainien. M. Trump s'est régulièrement targué de sa proximité avec Kim Jong Un, qu'il a rencontré à trois reprises lors de son premier mandat à la Maison Blanche. Le Wall Street Journal rapporté mardi, en citant des responsables américains, que Donald Trump faisait pression sur ses collaborateurs pour qu'une nouvelle rencontre ait lieu cet automne. "La suspension des exercices conjoints a toujours été une condition préalable pour que la Corée du Nord s'engage dans un dialogue avec les Etats-Unis", observe pour l'AFP Park Won-gon, professeur à l'université Ewha. Aussi, cette "réduction pourrait avoir un impact positif" en ce sens, estime-t-il. Interrogé en début de semaine sur un éventuel retour favorable de Kim Jong Un à sa volonté affichée de le ménager, M. Trump a répondu "oui, il l'a fait", sans cependant dire clairement s'ils avaient eu une conversation. Mercredi, l'agence officielle nord-coréenne KCNA a répété que les manoeuvres "posent la menace la plus immédiate et la plus franche" à la Corée du Nord ainsi qu'à la "sécurité régionale". "Neutraliser les menaces" Ces manœuvres annuelles irritent systématiquement la Corée du Nord, pays fermé qui détient l'arme nucléaire et est techniquement toujours en guerre avec le Sud, puisque les deux parties de la péninsule n'ont pas signé de traité de paix à l'issue de leur conflit de 1950-1953. Pyongyang avait procédé à des essais de missiles à l'approche de ces opérations. La finalité de ces exercices n'est pas de "traiter une entité spécifique comme un adversaire mais de préserver, en sécurité et en paix, les vies quotidiennes de la population", avait voulu rassurer mardi le président sud-coréen Lee Jae Myung, cité par ses services. Pyongyang a toutefois répété mercredi, via KCNA, entendre faire valoir son "droit à l'autodéfense pour neutraliser les menaces militaires de forces hostiles". Dans ce contexte, la Chine, un des principaux alliés de Pyongyang, a confirmé mercredi que son ministre des Affaires étrangères Wang Yi se rendrait mercredi à Séoul pour y rencontrer le président Lee. Pékin a par le passé régulièrement affiché sa volonté de tempérer son allié nord-coréen, mais Pyongyang joue de plus en plus de ses liens renforcés avec Moscou, selon les observateurs.