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24 octobre 2026
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Congrès d'Orléans : la réélection de Jordan Bardella et l'avenir du RN

L'OpinionMediapartLa CroixLCP – Assemblée nationale
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Réélu sans opposition avec près de 99 % des suffrages, Jordan Bardella prend les rênes d'un Rassemblement national restructuré. Si le parti célèbre son unité avant 2027, les observateurs pointent le maintien d'une stricte hiérarchie mariniste. Les analyses se divisent entre triomphe stratégique et mise en scène autocratique.

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Titres de presse

A Orléans, un RN dans sa bulle célèbre la réélection de Jordan Bardella    l'Opinion

Réélu à 99%, Jordan Bardella reste un président sous tutelle au RN

Fragilisé par la révélation de ses écrits antisémites, isolé au sein du mouvement, le président du RN, seul candidat à sa succession, a été réélu avec un score dictatorial. Celui qui s’imaginait un destin présidentiel n’en reste pas moins ramené à son rôle de simple lieutenant de la véritable cheffe, Marine Le Pen.

Le RN peaufine ses instances en vue de la présidentielle 2027

Le Rassemblement national a organisé samedi 24 octobre son XIXe congrès à Orléans (Loiret). Une formalité qui a permis de réélire à la quasi-unanimité Jordan Bardella comme président du parti.

Qui est Sébastien Chenu, qui va succéder à Marine Le Pen à la présidence du groupe RN à l'Assemblée?

Par Raphaël Marchal , le Samedi 24 octobre 2026 à 18:22 Sébastien Chenu va prendre la tête du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale, Marine Le Pen se mettant en retrait du fait de la campagne présidentielle. Député depuis 2017, vice-président du Palais-Bourbon, ex-cadre de la droite, Sébastien Chenu est très proche de Marine Le Pen. A l'occasion du congrès du RN à Orléans ce samedi 24 octobre, Sébastien Chenu a annoncé devenir le nouveau président du groupe à l'Assemblée nationale. "Je suis nommé président du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale (...) J’aborde cette nouvelle responsabilité avec détermination et fidélité à nos convictions", a-t-il partagé sur les réseaux sociaux. "Avec l’ensemble de nos députés, nous continuerons à porter la voix des Français et à défendre leurs intérêts sans relâche", a-t-il fait savoir alors que le parti à la flamme tient son congrès à Orléans, à l'occasion duquel Jordan Bardella a été réélu président du mouvement . Tweet URL Côté Palais-Bourbon, il y aura donc changement de président de groupe pour la fin de la session parlementaire. Campagne présidentielle oblige, Marine Le Pen va renoncer à la présidence du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale. C'est donc un très proche de la candidate RN à l'élection présidentielle qui lui succédera. Le député du Nord de 53 ans n'a pas fait toute sa carrière à l'extrême droite : il a longtemps été un cadre de l'UMP, le parti de Nicolas Sarkozy ancêtre des Républicains. Co-fondateur de GayLib Son ralliement remonte à l'an 2014. En décembre de cette année, c'est au côté de Marine Le Pen que Sébastien Chenu annonce rejoindre le Rassemblement bleu marine, un satellite du Front national, lors d'une conférence de presse organisée exprès, signe de l'importance que revêt cette prise de guerre arrachée à la droite. Et le ralliement de l'ancien responsable de l'UMP ne passe pas inaperçue. Co-fondateur de GayLib, mouvement de défense des droits des homosexuels longtemps associé à l'UMP, a été conseiller parlementaire d’Axel Poniatowski, le fils de Michel Poniatowski, une figure politique qu'il révère. Sébastien Chenu a également été conseiller de Nicole Guedj, secrétaire d'État chargée des droits des victimes dans le gouvernement Raffarin, avant de devenir chef de cabinet de Christine Lagarde, alors ministre du Commerce extérieur dans le gouvernement Villepin. Diplômé de l'École des hautes études internationales et politiques, Sébastien Chenu a été un temps secrétaire national à la culture au sein de l'UMP. Entre 2008 et 2012, il a également travaillé au service d'information du gouvernement, une cellule de Matignon. Lors des élections municipales de 2014, il est débarqué de la tête de liste dans le 2e arrondissement de Paris par Nathalie Kosciusko-Morizet, la candidate de l'UMP à l'hôtel de ville. Qui plus est au profit d'Hélène Delsol, militante de La Manif pour tous farouchement opposée au mariage gay. Vice-président de l'Assemblée Quelques mois plus tard, l'arrivée de Sébastien Chenu au FN fait grincer des dents certains cadres. Bruno Gollnisch, Marie-Christine Arnautu, Marion Maréchal-Le Pen ou encore Aymeric Chauprade font part de leurs doutes, les traces laissées par les dissensions lors des manifestations contre le mariage pour tous étant encore vives. Les anciens collègues de Sébastien Chenu tombent aussi des nues face à l'annonce de ce ralliement. Mais loin de céder à la pression, le natif de Beauvais fait ce qu'il faut pour devenir indispensable. Dans l'émission " Politiques à table ", sur LCP, il raconte avoir rencontré Marine Le Pen pour la première fois lors d'un dîner chez Gilbert Collard, quelques semaines après les européennes de 2014. Il avait déjà voté pour sa liste, mais ce rendez-vous transforme son vote en engagement à ses côtés. "C’est là qu’en la quittant, j’ai compris que j’allais la suivre", confie-t-il. Il précise également dans cette émission que c’est Marine Le Pen qui l’enverra dans le Nord, à l’occasion des régionales de 2015. Il y est élu conseiller régional, devient secrétaire départemental du FN et cornaque la fusion de trois fédérations du nord de la France. Il prend du galon au parti, participant à la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2017. Il est nommé porte-parole du FN pour les législatives qui suivent l'élection suprême. Marine Le Pen vient d'être défaite au second tour par Emmanuel Macron, mais Sébastien Chenu atterrit sur les bancs de l'Assemblée nationale pour la première fois. Il sera réélu dès le premier tour lors des deux scrutins qui suivent, en 2022 et 2024. Le député connaît des revers électoraux dans le nord, lors des municipales de 2020 à Denain et lors des régionales de 2021. Mais il accompagne la montée en puissance du parti de Marine Le Pen à l'Assemblée nationale. En 2022, malgré une nouvelle défaite de sa candidate à l'élection présidentielle, le parti, devenu Rassemblement national en 2018, arrache 89 députés aux législatives et forme un groupe pour la première fois depuis 1986. Candidat pour être élu président du Palais-Bourbon, Sébastien Chenu est finalement vice-président, avec les voix de la majorité présidentielle et de la droite. Un temps écarté du Bureau de l'Assemblée nationale après la dissolution, il est aujourd'hui l'un des vice-présidents de la chambre, avec notamment sa collègue de groupe Hélène Laporte. Lire l'article complet sur LCP.fr