Escalade des tensions au Moyen-Orient et menaces en mer Rouge
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Les rebelles houthis ont intensifié leurs opérations militaires au Yémen et en mer Rouge, revendiquant des attaques de missiles et la prise de zones stratégiques. Ces mouvements ravivent les craintes d'une déstabilisation régionale et d'un impact majeur sur le commerce maritime mondial.
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TENAILLE. Les proxys houthis de Téhéran ouvrent un nouveau front et accroissent la capacité de nuisance régionale de l’Iran.
La frappe a également fait trois blessés dimanche matin, selon les autorités iraniennes, qui n’ont pas précisé l’origine de l’attaque.

Par Pascale Veysset avec agences Les rebelles houthis ont revendiqué dimanche 13 septembre une attaque à coups de missiles balistiques et de drones contre la base militaire de Sharurah, dans le sud de l'Arabie saoudite. Ryad soutient les forces gouvernementales yéménites face à l'offensive éclair des combattants pro-iraniens. Les rebelles houthis ont revendiqué dimanche 13 septembre une attaque à coups de missiles balistiques et de drones contre la base militaire de Sharurah, dans le sud de l'Arabie saoudite. Ryad soutient les forces gouvernementales yéménites face à l'offensive éclair des combattants pro-iraniens. Les combats de ces dernières semaines dans l'ouest du Yémen ont fait des centaines de mort et ont provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) qui craint une augmentation des déplacés dans les prochains jours. Face à la progression des rebelles, les forces gouvernementales ont annoncé samedi et dimanche matin plusieurs vagues de frappes sur la région bordant la mer Rouge. Les Houthis ont de leur côté fait état de multiples bombardements saoudiens, auxquels ils ont affirmé dimanche avoir répliqué en attaquant avec des drones et des missiles une base militaire dans le sud du royaume. Dépôts d'armes et centres de commandement visés Cette attaque a ciblé "des dépôts d'armes ainsi que des centres de commandement et de contrôle d'où est dirigée l'agression contre notre nation et notre peuple, sur la base militaire de Sharurah", près de la frontière avec le Yémen, a déclaré sur X le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree. Peu avant, la Défense civile saoudienne avait fait état de deux blessés à la suite de la chute d'un projectile tiré par les Houthis dans la région de Jiza, également frontalière. Les Houthis, qui avaient annoncé en juillet un blocus maritime contre l'Arabie saoudite et visé ses pétroliers, avaient lancé une attaque d'ampleur cette semaine contre le royaume, à la tête d'une coalition de soutien aux forces gouvernementales du Yémen qui ont subi d'importants revers ces derniers jours. Your browser doesn't support HTML5 video. Les rebelles pro-iraniens, qui contrôlaient jusque-là une grande partie du nord du pays, dont la capitale Sanaa, et Hodeida (ouest), ont progressé sur la côte en quelques jours, s'emparant jeudi de la ville portuaire de Mokha. (Re)Lire Yémen: les Houthis s'emparent du détroit stratégique de Bab el-Mandeb après la prise de Mokha Ils ont ensuite pris le contrôle de la côte et des îles en mer Rouge, consolidant le lendemain leur emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, par lequel passe le trafic maritime à destination et en provenance du Canal de Suez. Les forces gouvernementales ont affirmé samedi avoir attaqué les Houthis près de Mokha ainsi que sur la route menant à Dhubab, plus au sud, ajoutant dimanche matin avoir mené trois raids aériens dans la province de Taëz. Après des années d'accalmie à la faveur d'une trêve entre le gouvernement et les Houthis, le Yémen a replongé en juillet dans la guerre, sur fond de conflit entre l'Iran et les É tats-Unis. Le conflit met sous pression l'Arabie saoudite, attaquée également plusieurs fois par l'Iran ces derniers mois comme d'autres alliés des É tats-Unis dans le Golfe. (Re)Lire Blocus maritime des Houthis contre l'Arabie saoudite: quelles conséquences sur le pétrole et les exportations mondiales? Selon le média américain en ligne Axios, le prince héritier et dirigeant de fait de l'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, avait appelé Donald Trump à deux reprises jeudi pour lui demander de frapper les combattants yéménites, mais avait été éconduit. Le président américain a dit samedi que les Houthis, qui avaient subi des bombardements américains en 2025 pour s'être attaqués à des bateaux commerciaux dans le détroit de Bab el-Mandeb pour soutenir le Hamas dans sa guerre contre Israël, lui ont demandé de ne pas intervenir dans la guerre au Yémen. Afflux de réfugiés vers Aden L'intensification des affrontements a provoqué d'importants mouvements de population, notamment un afflux de réfugiés vers Aden, la grande ville du sud où siège le gouvernement reconnu par la communauté internationale. Près de 76.000 personnes ont été jetées sur les routes depuis juillet, selon un décompte de l'ONU samedi. "On nous a dit "Partez, dispersez-vous. Vous avez une demi-heure !" Abdulalim Al-Rajihi, témoin Abdulalim Al-Rajihi a assisté à des "scènes d'horreur" en s'enfuyant de Mokha: "Que peut-on faire en une demi-heure? On s'est enfuis avec les vêtements que l'on portait. Et on a emmené nos enfants". Plus de 70.000 personnes ont fui rien que depuis septembre, selon un porte-parole de l'OIM qui met en garde "contre une crise de déplacement". "Les stocks d'urgence ont déjà été épuisés après les interventions menées récemment pour faire face à des inondations". Les autorités de Djibouti ont indiqué samedi que quelque 1.400 personnes avaient fui le Yémen en 24 heures vers le territoire de ce petit pays de la Corne de l'Afrique qui borde le détroit de Bab-el-Mandeb. Your browser doesn't support HTML5 video.